Y a-t-il un âge maximum pour contracter un prêt immobilier ?

Souscrire à un prêt immobilier est un véritable parcours de combattant. La tâche s’annonce encore plus complexe lorsqu’on atteint un certain âge. En effet, les seniors peuvent rencontrer des difficultés pour obtenir un emprunt étant donné qu’ils sont considérés comme des profils à risque. Pour mettre toutes les chances de leur côté, ils ont intérêt à adhérer à la meilleure assurance emprunteur.

Les difficultés de souscrire à un emprunt immobilier en âge avancé

Jusqu’à quel âge peut-on obtenir un crédit immobilier ? 50, 60, 70 ou 80 ans ? Légalement, il n’existe aucune limite d’âge à la souscription à un emprunt bancaire. Il est donc possible pour un retraité ou un senior d’envisager un investissement immobilier à tout moment. Dans la pratique pourtant, les faits sont beaucoup plus compliqués, car chaque client ne bénéficie pas du même traitement de faveur selon leur âge. Les jeunes emprunteurs sont ainsi davantage privilégiés par les banques par rapport aux seniors. La raison est simple : une personne âgée est perçue comme un profil à risque. À la retraite, non seulement les revenus ont tendance à baisser ce qui peut causer des problématiques sur le remboursement de l’emprunt, mais en plus, un senior est davantage exposé aux risques de maladies et peut ne plus être en mesure d’honorer ses mensualités.

Souscrire avant 65 ans : quelles possibilités ?

Est-il encore nécessaire de rappeler que la capacité de remboursement constitue le critère principal à l’accès à un emprunt bancaire ? Les personnes qui sont susceptibles d’avoir des difficultés à honorer leurs mensualités sont d’emblée recalées. Heureusement, la situation est en train d’évoluer actuellement. Face à la hausse de l’espérance de vie qui est désormais de 79,5 ans pour les hommes et 85,4 ans pour les femmes, les organismes prêteurs ont tendance à se montrer plus flexibles. Ils commencent à ne pas fermer systématiquement leurs portes devant un retraité demandant un prêt immobilier. En échange de ce geste, ils appliquent des conditions assez strictes et surtout, le montant de l’assurance emprunteur devient plus élevé. D’ailleurs, le principal obstacle pour un senior est d’obtenir une assurance emprunteur. Pour faire pencher la balance, il peut adhérer au contrat de groupe négocié par les banques et dont les risques sont mutualisés, ce qui lui permet d’être valable même pour les moins de 65 ans.

Les solutions pour obtenir un prêt immobilier après 65 ans

Après 65 ans, l’emprunteur a intérêt à réduire le risque qu’il représente en abaissant la durée de son prêt immobilier. Au lieu d’aller sur des crédits de 25 ou 30 ans, il est préférable de cibler ceux de 10 ou 15 ans. Ces prêts courts ont l’avantage d’être moins onéreux à rembourser puisqu’ils sont assortis de taux bas. Il est aussi conseillé de présenter un apport personnel le plus élevé possible. Normalement, celui-ci doit représenter 10% du coût total de l’emprunt, mais s’il est possible d’aller au-delà, cela sera bénéfique pour le senior.

Autre élément fondamental : l’assurance emprunteur. Certes, les contrats de groupe des banques favorisent l’accès au crédit, mais ils sont relativement chers sans compter qu’ils sont aussi peu personnalisés. L’idéal est de miser sur la délégation d’assurance c’est-à-dire de souscrire auprès d’un autre assureur externe et indépendant. Les contrats sont conçus de manière sur mesure pour s’adapter parfaitement aux besoins et au profil de l’assuré. Mieux encore, les cotisations sont basées sur le capital restant dû et non le capital initial emprunté. Cela signifie qu’à chaque remboursement des mensualités, le coût de l’assurance diminue également. Par contre, il est impératif de respecter une équivalence de garanties. Pour que la banque accepte cette délégation d’assurance, le contrat doit présenter les mêmes garanties que celles proposées par un contrat de groupe. Et il ne faut surtout pas se tromper sur le choix des garanties, car elles influent sur le montant des primes. Un retraité par exemple n’aura pas besoin d’une garantie perte d’emploi, ni de la garantie incapacité temporaire de travail.

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